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Les Allergies aux Pollens (Rhume des foins)


Il y a 200 ans, le rhume des foins, qui est une entité clinique bien définie et facilement reconnaissable, était quasiment inconnu en Europe et en Amérique du Nord.

Ce n’est que à la fin du 19ème siècle, qu’un médecin anglais, le Dr Blackley, le décrit et le diagnostique précisément pour la première fois. Il fut le premier, par ailleurs, à pratiquer des tests cutanés pour le diagnostic de cette affection.

Aujourd’hui on estime qu’environ 20% de la population occidentale souffre d’une allergie aux pollens. Toutes les études épidémiologiques effectuées à la fin du 20ème siècle, tant en Europe ou dans le monde ont montré que toutes les affections allergiques (rhino-conjonctivite, asthme, eczéma) ont quasiment triplé durant les 30 dernières années.



On sait aujourd’hui que l’allergie est une maladie familiale, mais une telle augmentation de la prévalence des affections allergiques (on a parlé même d’épidémie), sur une aussi courte période de temps, ne peut avoir une explication génétique et vraisemblablement les facteurs environnementaux sont déterminants.

Une des hypothèses évoquées est celle de la théorie hygiénique. Celle-ci est basée sur le concept d’une stimulation déficitaire de notre système immunitaire par des agents infectieux, dans les premiers mois de vie, qui orienterait notre réponse immunitaire vers une réponse de type allergique.

La plupart des pollens allergisants sont des pollens anémophiles, c’est-à-dire transportés par le vent. Par opposition, les pollens entémophiles, qui utilisent pour leur transport les insectes (hyménoptères…), sont plus lourds, et ne sont que rarement impliqués dans des manifestations allergiques. Lorsqu’elles surviennent, on parle d’allergies dites de proximité.

On distingue, en Suisse, 3 catégories de pollens: les pollens d’arbres, les pollens de graminées et les pollens d’herbacées ou pollens de mauvaises herbes.

La pollinisation des arbres débute à la fin janvier et s’étend jusqu’au début du mois de mai, celles des graminées du mois de mai jusqu’à la fin juillet et celles des herbacées du mois de juillet jusque vers la fin septembre.

Ces calendriers sont fonction des conditions météorologiques, mais se recoupent plus ou moins d’une année à l’autre. Dans les Alpes, ils sont aussi tributaires de l’altitude. Ils sont établis sur la base de mesures effectuées par des capteurs de pollens, situés dans des stations de comptage, localisées dans les différentes régions de Suisse

Les mesures effectuées permettent l’établissement de calendriers polliniques précis utiles aux soignants et aux patients. Elles sont disponibles, par ailleurs, sur une base hebdomadaire, par voie de presse et par le Net.

Parmi les pollens d’arbres, le noisetier est celui dont la pollinisation est la plus précoce, parfois à la fin du mois de janvier. Les arbres les plus allergisants sont le bouleau, le frêne, le noisetier, l’aulne, le chêne et le châtaignier au Tessin.

Les pollens de graminées, responsables du rhume des foins, sont quantitativement les plus abondants et sont responsables de plus de 75% des allergies polliniques.



Parmi les pollens d’herbacées, l’armoise est particulièrement abondante en Valais et, dans une moindre mesure, au Tessin. L’ambroisie est en train de se développer également au Tessin, dans la région genevoise et s’étend progressivement vers le plateau suisse.

Cette évolution est redoutée étant donné le pouvoir allergisant majeur de son pollen, responsable de la plupart des allergies polliniques en Amérique du Nord.

Les pollens présents dans l’atmosphère, entrent en contact avec les muqueuses (oculaire, nasale, bronchique), et, chez l’individu allergique, ils sont reconnus comme allergènes par le système immunitaire et déclenchent la réaction allergique.

Les organes cibles de la réaction allergique aux pollens sont principalement l’œil, le nez, le poumon et, dans une moindre mesure, la peau et ils vont déterminer le tableau clinique de la rhino-conjonctivite saisonnière compliquée ou non d’asthme bronchique.

L’œil allergique est rouge, il coule, il démange, avec parfois un œdème conjonctival et de la paupière et souvent une hypersécrétion matinale. Une impression de sable dans les yeux est fréquemment rapportée.

La conjonctivite allergique est particulièrement sévère chez l’enfant, puis la sévérité du tableau clinique a tendance à s’estomper avec l’âge.

Sur le plan nasal, l’allergie aux pollens va se manifester sous la forme d’une rhinite séreuse, avec des éternuements en salve, un mouchage et un prurit nasal importants. Le prurit est parfois également ressenti au niveau du voile du palais (symptôme clinique assez spécifique de la rhinite allergique) et peut s’étendre à toute la sphère ORL (gorge, oreilles).

L’association de cette atteinte oculaire et nasale constitue le tableau clinique classique et habituel de la rhino-conjonctivite saisonnière.

Chez environ 20 à 30% des patients, l’allergie pollinique va également entraîner un asthme bronchique. Celui-ci peut se manifester sous la forme d’une toux sèche, irritative, à prédominance vespérale et nocturne et aggravée par l’effort physique.

Ces toux asthmatiques sont fréquemment rencontrées chez l’enfant. Parfois l’asthme peut se manifester sous la forme d’une oppression thoracique, avec sensation de serrement au niveau de la gorge et impression subjective de manque d’air.

Lorsque le tableau clinique est complet la respiration devient nettement sifflante. L’asthme bronchique constitue toujours un marqueur de sévérité de la réaction allergique.
Chez une minorité de patients l’allergie aux pollens peut se manifester sous la forme d’une urticaire.

Il s’agit d’une éruption cutanée, érythémateuse et papuleuse, fortement prurigineuse, durant généralement quelques minutes à quelques heures et s’estompant sans laisser de séquelle cutanée. On a décrit des urticaires saisonnières chez des patients souffrant d’allergie aux pollens, mais la plupart du temps ces urticaires sont liées au contact direct des pollens avec la peau chez des patients très allergiques.

Il faut signaler également, sur le plan clinique, que les patients souffrant d’allergie aux pollens présentent souvent des allergies alimentaires. On parle d’allergies alimentaires croisées car elles découlent d’une sensibilisation à des protéines à forte homologie de structure et qui sont retrouvées tant dans les pollens que dans les aliments incriminés.

Ces allergies alimentaires se manifestent sous la forme d’un syndrome d’allergie orale: prurit de la bouche, des gencives, du voile du palais, irritation de la gorge, sensation d’œdème des lèvres, parfois irritation conjonctivale et éternuement.

La plupart du temps les symptômes restent limités à la sphère ORL, sans participation systémique. Ces allergies alimentaires croisées avec une allergie aux pollens sont fréquentes, puisqu’elles constituent, en Suisse, la cause principale d’allergie alimentaire chez l’adulte.

Les patients souffrant d’une allergie sévère aux pollens de bétulacées (bouleau, aulne), présentent fréquemment, (plus de 40% des cas), un syndrome d’allergie orale à la consommation de fruits crus de la famille des rosacées (pomme, poire, pêche, nectarine, cerise abricot, prune..) au kiwi et certains oléagineux comme l’amande ou la noisette. Les patients souffrant d’une allergie aux pollens d’armoise présentent parfois des allergies alimentaires croisées avec les ombellifères (céleri, carotte, fenouil, persil, cumin, coriandre…).

Enfin, les patients souffrant d’allergie aux pollens de graminées ne développent que très rarement un syndrome d’allergie orale à la consommation de cucurbitacées, particulièrement le melon et la pastèque.

Comme pour toute maladie allergique, le traitement de l’allergie aux pollens comprend trois paliers, le plus souvent complémentaires: l’éviction de l’allergène, le traitement médicamenteux, et l’immunothérapie ou désensibilisation.

L’éviction de l’allergène est difficilement réalisable et l’efficacité des mesures proposées (dormir avec les fenêtres fermées, se laver les cheveux pour éliminer les pollens, filtre à pollens dans les voitures…) restent encore à déterminer.

Par contre les traitements médicamenteux se sont considérablement améliorés et permettent, dans la grande majorité des cas, un contrôle tout à fait satisfaisant des symptômes.

Les antihistaminiques sont le traitement de base de l’allergie aux pollens. Mal supportés autrefois, étant donné un effet sédatif très marqué, les antihistaminiques de dernière génération sont plus efficaces et très peu sédatifs (Xyzal, Aerius, ainsi que leurs génériques…).

On peut les utiliser également sous forme topique en spray nasal (Allergodil, Livostin) ou en gouttes oculaires (Opatanol, Emadine, Livostine, Allergodil, Zaditen…). Ils sont particulièrement efficaces sur la rhinite séreuse, les éternuements en salves, le prurit oculaire ou de la sphère ORL.

Ils sont moins efficaces par contre sur l’obstruction nasale, où les corticoïdes topiques en spray nasal (Avamys, Flutinase, Nasonex, Rhinocort, Nasacort, Pivalone…) sont particulièrement performants.

En fait le traitement optimal d’une rhino-conjonctivite pollinique devrait toujours associer un antihistaminique et un corticoide topique nasal. Par ailleurs, un traitement régulier et quotidien pendant la saison des pollens permet un meilleur contrôle des symptômes qu’un traitement à la demande, aux coups par coups.

Lorsque la rhino-conjonctivite saisonnière se complique d’asthme bronchique, il faut avoir recours alors aux bronchodilatateurs à courte durée d’action (Ventolin, Bricanyl, Berotec…) ou à longue durée d’action (Serevent, Oxis, Foradil…), couplés (Seretide, Symbicort) ou non (Axotide, Alvesco, Asmanex, Pulmicort, Miflonide,…) à des corticoïdes topiques pulmonaires.

Le traitement médicamenteux de l’allergie aux pollens est un traitement purement symptomatique et non causal, qui doit être répété chaque année pendant la saison des pollens. Le seul traitement qui peut influencer et modifier le cours clinique de la maladie allergique est l’immunothérapie, également appelée désensibilisation ou vaccination allergique.

Dans cette approche thérapeutique, des doses progressives d’allergènes sont injectées par voie sous-cutanée jusqu’à une dose d’entretien, répétée par la suite, de façon mensuelle, pendant 3 à 5 ans.

L’indication à une immunothérapie doit être posée par un médecin spécialiste en allergologie et est réservée aux allergies polliniques sévères, échappant à un traitement médicamenteux bien suivi ou compliquées d’asthme bronchique.

Avec le développement d’extraits allergéniques purifiés performants et lors d'une indication justifiée, le taux de succès de  l’immunothérapie  avoisine les 80%. Par ailleurs, ce mode de traitement semble prévenir le développement de l’asthme bronchique et la survenue de nouvelles sensibilisations.

Tout récemment, des immunothérapies par voie sub-linguale, ont été développées. Elles présentent l’avantage de pouvoir être réalisées à domicile, mais leur efficacité semble cependant inférieure à la désensibilisation traditionnelle par injection sous-cutanée.

Quand les aphtes attaquent


Aphte, le mot même nous semble malsain. Cependant, ces petites lésions douloureuses sont tout à fait anodines.

L’aphte est une petite ulcération au niveau de la bouche. Elle se présente sous forme d’une corrosion de la muqueuse, elle est blanche, entourée d’une zone un peu rouge, parfois le centre est jaunâtre. Les aphtes sont plus ou moins gros et peuvent être nombreux.

Ils sont le plus souvent situés à la face interne des joues, sur la langue, sous la langue, parfois au niveau des gencives. Selon leur emplacement, les aphtes sont parfois douloureux.

Certaines personnes font plus facilement des aphtes que d’autres. Ils surviennent dès l’enfance et apparaissent de temps en temps tout au long de la vie.

Les aphtes surviennent spontanément, souvent à la suite d’une blessure avec un objet ou un aliment (une croûte de pain, une arête de poisson), ou après s’être mordue la joue. Par ailleurs, certains aliments favorisent les aphtes, comme le fromage, le chocolat ou les noix.

Quand les aphtes attaquent

Ils mettent une bonne semaine, voire plus, pour guérir naturellement. Plusieurs aphtes, ou parfois même un seul, peuvent être très gênants, rendant ainsi l’alimentation difficile. Mais attention à un aphte qui dure. L’avis d’un médecin ou d’un dentiste est recommandé pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un aphte.

Quelques fois les aphtes sont dus à une maladie particulière. Ainsi, la présence d’aphtes peut être le signe de certaines pathologies très spécifiques comme la maladie de Behçet (inflammation et nécrose des parois vasculaires des artères et des veines).

En plus d’aphtes au niveau de la bouche, il en existe aussi dans la région génitale, mais ce cas est très rare. L’affection se caractérise également par une atteinte des yeux, des articulations et des vaisseaux. Nous ressentons alors une forte fatigue.

Dans certaines maladies transmissibles par le sang, comme le Sida, des aphtes peuvent survenir. Certains médicaments qui diminuent la sécrétion salivaire peuvent favoriser l’apparition des aphtes.

Des personnes suivant une chimiothérapie peuvent souffrir de différents problèmes de la muqueuse buccale. Et finalement, les personnes qui ont reçu un traitement par radiothérapie focalisé sur la gorge ou la bouche souffriront de séquelles à ce niveau, avec un manque important de salive.

Aussi, le traitement est différent selon la gêne éprouvée. Les « petits » aphtes qui surviennent de temps en temps seront traités localement grâce à des bains de bouche antiseptiques. Il est aussi possible que votre pharmacien vous recommande des anti-inflammatoires locaux.

Evidemment, si une dent est responsable d’une blessure chronique et de l’apparition d’un aphte, il faut aller voir son dentiste. Il éliminera la partie irritative ou fera le nécessaire pour rétablir l’équilibre entre les dents.

Il est donc important d’avoir une bonne hygiène dentaire sans toutefois multiplier la prise de bains de bouche (au risque de perturber l’équilibre de la flore buccale). Et si les aphtes sont dus à certains aliments, la meilleure solution est de les éviter.

Les aphtes ne sont pas une maladie grave, mais un désagrément passager. Ils deviennent très gênants quand ils sont mal placés ou quand ils réapparaissent souvent. Ils peuvent être parfois le signe de maladies plus graves. Aussi, n’hésitez pas à consulter votre médecin au moindre doute.

Un remède contre les aphtes ?


Les aphtes d’origine alimentaire


En regardant les sites/forums Internet aujourd’hui, je retrouve toujours les mêmes remèdes qui souvent soulagent un peu mais sont largement inefficaces. J’ai pu tous les essayer au cours des ans.

Le responsable d’un centre de dermatologie m’a d'ailleurs confirmé qu’il n’existait pas de vrai remède à ce jour.

Voici cependant 3 à 4 ans que j’ai découvert par hasard une solution avec un succès toujours renouvelé ... au point que je m’amuse maintenant à tester les aliments fautifs, puisque je puis arrêter net le processus dans sa phase de démarrage !

Un remède contre les aphtes

Aliments suspects et non suspects


Aliments me générant des aphtes à coups sûrs : 

  • fruits à coques : noix, noisettes, amandes, pistaches ;
  • fruits à nombreux pépins : figues, raisins, fraises, certaines baies des bois ;
  • légumes : tomates crues (en quantité)
  • fromages : Gruyère, Comté, Beaufort, Parmesan, Roquefort (quantité) 



Attention : le déclenchement d’aphtes semble néanmoins soumis au dépassement d’un seuil de tolérance de ces aliments sur plusieurs jours et la tension nerveuse a manifestement un effet.
Ainsi, l’absorption d’une seule noisette, sans prendre d’autres aliments déclencheurs sur plusieurs jours peut ne rien provoquer.
A l’inverse, des aphtes apparaissent parfois au hasard car les produits énoncés ci-dessus ont été absorbés en quantités notables sur plusieurs jours.
A noter qu’avec l’expérience, je puis cerner maintenant la cause alimentaire de nouveaux aphtes en me remémorant ce que j’ai bien pu absorber dans les 48 heures précédentes. (Deux exemples : biscuits d’apéritifs provençaux de fabrication artisanales … se révélant être aux amandes salées ; dessert industriel … après lecture tardive des ingrédients sur l’emballage !) .


Aliments proches d'aspects mais ne me déclenchant jamais d’aphtes :

  • les cacahuètes, la noix de coco, les pignons ;
  • les légumes crus sans graines, les légumes cuits, par exemple la ratatouille ;
  • les fromages à pâte molle : camembert, brie, mimolette ;
  • les fruits à noyaux, les pommes, les poires, les fruits avalés sans pépins (par ex, le raisin) ;
  • ET heureusement la plupart des aliments courants : viandes, charcuterie pure (se méfier des ajouts), poissons, crustacés, œufs, fruits et légumes communs, alcools, bière, vins etc. 


Des doutes : 

  • bananes (en quantité)
  • grains de poivre, airelles, myrtilles
  • des aliments qui, crus sont déclenchants, mais cuits semblent moins nocifs tels les figues cuites, la fondue savoyarde, les tomates.


Signes avant-coureurs



12 à 24 heures après l’absorption d’aliments contre indiqués :

  • sommeil agité, sentiment de mal être ;
  • très légères démangeaisons un peu partout (cheveux, yeux, mains) ;
  • Dérangement intestinal ponctuel ; bouche légèrement pâteuse ;


24 à 36 heures après l’absorption :


  • léger picotement ne créant pas de gène : début de l’aphte en formation (à peine visible)
36 à 48 heures après l’absorption :
  • en mangeant, légère douleur : constatation de la présence d’un ou plusieurs aphtes (diam.< 1 mm)

Ensuite


… ensuite, et en pire si poursuite d’ingestion d’aliments contre indiqués :

  • les aphtes grossissent et sont particulièrement douloureux sur la langue ou à la frange de la muqueuse buccale côté lèvres
  • ils peuvent atteindre 1,5 cm de longueur et fusionner
  • sans utilisation de désinfectants locaux (Pyralvex, Immudon, Eludril, cautérisation à l’acide trichloracétique, etc.,) les ganglions de la gorge se gonflent et deviennent eux mêmes douloureux, manger devient pénible, avec des sensation fébriles et une sensation d'affaiblissement des facultés intellectuelles.


Puis 8 à10 jours après, les aphtes cessent tout à coup de faire mal et se résorbent alors en moins de 2 jours.

Mon remède efficace 



En cas d’ingestion d’un aliment contre indiqué ou dès que les symptômes avant coureur apparaissent : prise d’ ½ cachet de Clarytine ®™ puis de l’autre ½ 12heures après.
(Note : la Clarytine est un antihistaminique). Simultanément un ou deux rinçages de bouche à l'Eludril ou mieux, Paroex sans alcool.

Le résultat est rapide à juger : ou bien aucun aphte n’apparaît ou ils apparaissent puis disparaissent en 24 heures.

Si un ou des aphtes ont eu le temps de se former, le même traitement pris très tôt raccourcit considérablement leur évolution : ils arrêtent de grandir et disparaissent souvent en moins de 2 jours. A noter qu’un régime hydrique (boire beaucoup d’eau) accélère le processus de guérison,
mais aussi que la prise de Clarytine n’a plus d’effet notable quand les aphtes se sont installés depuis 4 ou 5 jours.

Comment soigner la toux avec l’homéopathie ?



La toux signe une irritation ou une infection de l’arbre respiratoire.
C’est un symptôme gênant mais utile qui permet d’expulser vers l’extérieur des « choses » qui n’ont rien à faire à l’intérieur.

Mieux vaut donc s’abstenir, dans un premier temps, d’user de médicament antitussif.

Différents types de toux :

  • La toux sèche est sans expectoration. Elle vient souvent de la gorge ou de la trachée. 
  • La toux grasse elle, vient des bronches. Elle se reconnaît aux glaires expectorées (qui sont des sécrétions bronchiques). 

Attention : une toux avec des crachats sanglants (rouges ou rosés) impose une consultation urgente.

Comment soigner la toux avec l’homéopathie

La solution homéopathique (soigner la toux avec l’homéopathie) :


  • Lorsque la toux est sèche et douloureuse (dans une trachéite par exemple) associée à une sécheresse du nez et de la bouche et à une soif intense : utiliser Bryonia alba 5 CH : 5 granules toutes les 2 heures puis espacer au fur et à mesure des améliorations.
  • En cas de toux spasmodiques surtout suffocantes (quinte de toux) avec une sensation permanente de chatouillement de la gorge « comme avec une plume » poussant l’individu à tousser très fréquemment, surtout la nuit, lorsqu’il est au chaud dans son lit : prendre Drosera rotundifolia 15 CH : 5 granules 3 fois par jour.
  • En cas de toux spasmodique avec suffocation ou en cas de quintes de toux, pouvant entraîner des nausées et des vomissements, caractérisées également par une importante production de mucus (la toux est dite grasse ou productive, l’individu a des glaires qu’il a du mal à expectorer) : Ipeca 5 CH : 5 granules toutes les 10-15 minutes jusqu’à apparition d’une expectoration, puis toutes les heures pendant 24 heures. Les dilutions basses favorisent les expectorations et les dilutions hautes agissent plutôt sur les spasmes.

  • Lorsque la toux est calmée juste après avoir bu une gorgée d’eau froide : Cuprum metallicum 9 CH : 5 granules 3 fois par jour.
  •  En cas de toux apparaissant avec le début d’une rhinopharyngite. Cette toux est souvent déclenchée par les courant d’air, mais aussi déclenchée voire aggravée par l’inspiration d’air froid : Rumex crispus 5 CH : 5 granules 3 fois par jour.
  •  Lorsque la toux est grasse avec une forte production de mucosité : Antimonium tartaricum 5 CH : 5 granules toutes les 10 à 15 minutes jusqu’à apparition d’une expectoration, puis renouveler la prise de 5 granules toutes les heures pendant 24 heures. Utiliser les dilutions basses (4 ou 5 CH) pour favoriser les sécrétions, et au contraire des dilutions plus élevées (9 ou 15 CH) pour les stopper.

C’est quoi la toux ?

C’est quoi la toux ?


Souvent bruyante et même gênante, la toux est un geste réflexe suite à une irritation des voies respiratoires. C’est un moyen de défense de l’organisme.

 Elle est souvent associée à d’autres symptômes comme un rhume, un mal de gorge, de la fièvre… Symptômes qu’il faut également traiter.

Il existe deux types de toux, et chaque toux est différente et a son propre traitement.

  • La toux sèche et ses traitements
  • La toux grasse et ses traitements


NB : Les médicaments utilisés pour les traiter varient suivant les patients (enfants, adultes, personnes âgées…). Ils ont également des contre-indications et peuvent être source d’interactions médicamenteuses.

C’est quoi la toux ?

A quoi cela est dû ?


La toux est un symptôme d’une maladie. Il est important d’identifier la cause pour la traiter.

Certains facteurs favorisent l’apparition de la toux :

  •  le refroidissement de l’air
  •  la pollution
  •  l’effort
  •  la prise d’aliments ou de boissons chez les sujets ayant un reflux gastro-œsophagien
  •  certains médicaments peuvent être responsable d’une toux sèche tenace : les anti hypertenseurs de la classe des IEC (inhibiteurs de l’enzyme de conversion). Si la toux devient gênante, un changement de molécule pourra être envisagé.
  •  le tabac


C’est pourquoi, certaines personnes auront tendance à tousser plus fréquemment : les fumeurs, les sujets allergiques, les asthmatiques…

Mais la toux est souvent associée à d’autres symptômes en cas de grippe, rhinopharyngites…

On assiste également à une recrudescence de la coqueluche, souvent diagnostiquée suite à une toux sèche chronique, parlez en avec votre médecin et pensez à vous faire vacciner !

Quand faut-il consulter ?


Penser à consulter un médecin :

  •  En cas d’aggravation des symptômes, ou de persistance de la toux (plus de 5 jours)
  •  En cas de toux chronique (plus de 3 semaines), cela peut être le signe d’une maladie sous-jacente (BPCO : broncho-pneumopathie chronique obstructive).
  •  En cas de respiration sifflante
  •  Si les expectorations ont un aspect particulier : présence de sang…
  •  Chez les patients à risque : sujets âgés, insuffisants respiratoires, asthmatiques…
  •  Chez les enfants de moins de 30 mois, il est préférable d’avoir un avis médical avant de donner un traitement contre la toux.

Mes conseils pratiques pour soulager la toux :


  •  Humidifiez l’air, adaptez la température ambiante : 19°C
  •  Évitez l’exposition aux facteurs irritants : tabac, pollution, poussière…
  •  Arrêtez de fumer.
  •  Buvez suffisamment : au moins 1,5L d’eau/jour.
  •  En cas de toux nocturne, surélevez votre tête avec un oreiller.
  •  Attention : certains sirops peuvent entraîner une somnolence : prenez des précautions en cas de conduite automobile et d’utilisation de sirops sédatifs.
  •  Évitez la consommation d’alcool en cas de traitement.
  •  Certains sirops contiennent des substances faisant partie des substances dopantes, soyez vigilant en cas de compétition sportive.
  •  Évitez l’utilisation prolongée des antitussifs.
  •  Traitez les symptômes associés notamment les écoulements nasaux avec du sérum physiologique ou des solutés à base d’eau de mer.
  •  Faîtes vous vacciner contre la coqueluche (voir le calendrier vaccinal).
  •  Le recours à l’homéopathie peut être une alternative intéressante pour traiter la toux, notamment pour les enfants et les femmes enceintes (Ipeca, Drosera, Belladona, Ferrum phosphoricum…).

Qu'est-ce qu'une allergie ?

Qu'est-ce qu'une allergie ?



Les allergies sont causées par une réaction exagérée du système immunitaire à une substance normalement inoffensive.
Cette substance, appelée allergène, existe sous une multitude de formes, du pollen d'un certain type d'arbre à un des ingrédients d'un médicament, des squames d'un chiot à un aliment comme l'arachide.

Tout le monde ne souffre pas d'allergies. Mais parmi ceux qui en souffrent, certains sont allergiques à une chose en particulier, tandis que d'autres réagissent de façons très diverses à nombre de différents allergènes.

Les allergies saisonnières d'extérieur (rhinite allergique saisonnière) et les allergies d'intérieur qui durent toute l'année (rhinite allergique perannuelle) sont parmi les allergies les plus courantes.

Les personnes qui éternuent et reniflent durant certaines périodes de l'année seulement doivent leurs symptômes au pollen.
Le pollen des arbres prolifère au printemps, tandis que le pollen des graminées et des mauvaises herbes prend la relève à la fin de l'été et au début de l'automne.
Les allergènes d'intérieur comme la poussière, les moisissures, et les squames d'animal peuvent irriter les yeux, le nez et la gorge l'année durant.

Qu'est-ce qu'une allergie ?

Pourquoi a-t-on des allergies ?


Pour quelqu'un qui souffre d'allergies, la plus petite chose peut causer d'énormes problèmes. Quelques parcelles de poussière, en apparence anodines, les squames d'un chat ou des particules de pollen qui flottent dans l'air, toutes peuvent déclencher des symptômes d'allergie.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le corps humain réagit ainsi ? Pourquoi éternuons-nous ? Pourquoi avons-nous le nez qui coule et les yeux qui pleurent ? En résumé, l'allergie est une réaction exagérée du corps à un agent extérieur interprété comme une menace, alors qu'il est normalement sans danger.

Quand le corps est exposé à un allergène, il réagit en essayant d'empêcher cette substance d'y pénétrer. Chez certaines personnes, ces substances sans danger peuvent déclencher une réaction immunitaire en vue de venir en aide au corps et de le protéger contre ces « envahisseurs ».

Le corps produit un anticorps appelé IgE (immunoglobuline E), qui se fixe aux cellules appelées mastocytes. Ce phénomène entraîne la libération de diverses substances, dont l'histamine, qui déclenche des symptômes d'allergie.

Il est réconfortant de savoir que votre système immunitaire met tant d'effort à vous protéger, mais pour ceux qui souffrent d'allergies saisonnières ou perannuelles, ce mécanisme de défense entraîne habituellement de l'inflammation.

Et, c'est cette réponse inflammatoire qui provoque la sensation de congestion et le besoin d'éternuer. Vos yeux aussi peuvent se mettre sur la défensive ; des larmes se forment, les vaisseaux sanguins enflent et vous voilà les yeux tout rouges et bouffis.


Qui est susceptible d'avoir des allergies ?


Les prédispositions de nature génétique jouent un rôle puisque les allergies tendent à affecter des membres d'une même famille.

Vous n'êtes peut-être pas allergique à la même chose que d'autres membres de votre famille, mais si un de vos parents, ou les deux, ont des allergies saisonnières ou perannuelles, il y a de fortes chances que vous en ayez aussi.

Cela dit, les allergies peuvent se manifester à tout âge, quoiqu'elles apparaissent habituellement durant l'enfance ou chez les jeunes adultes.

Les facteurs environnementaux peuvent aussi contribuer au déclenchement des allergies. À titre d'exemple, les personnes qui sont constamment exposées à des allergènes (comme celles qui travaillent dans un milieu où il y a de la poussière de grains) sont plus susceptibles d'êtres atteintes d'allergies Les études démontrent aussi que les jeunes enfants exposés à la fumée de cigarette seraient plus exposés aux allergies.

Les signes et les symptômes de l'allergie


Voici certains des symptômes possibles d'une allergie :

  • des éternuements,
  • un écoulement nasal,
  • des picotements ou des démangeaisons de la gorge, du nez ou du palais,
  • un larmoiement, des démangeaisons ou une rougeur des yeux,
  • une congestion.


Même si l'allergie et le rhume peuvent provoquer des symptômes semblables, certains signes révélateurs peuvent vous aider à faire la distinction entre les deux.

Si vous avez des doutes sur le fait qu'il s'agisse d'une allergie ou simplement d'un rhume, consultez votre pharmacien ou votre médecin qui vous aidera à déterminer la cause de vos symptômes et vous conseillera un traitement approprié.

Anaphylaxie


L'anaphylaxie est une réaction allergique rare, mais grave, qui peut se manifester à la suite de l'exposition à une substance qui déclenche une allergie.

Les personnes qui ont des antécédents d'allergie ou encore des antécédents familiaux de réactions anaphylactiques, peuvent être exposées à un risque plus élevé d'anaphylaxie.

Certains médicaments, le latex, les piqûres ou morsures d'insecte, ainsi que certains aliments comme les arachides, les fruits de mer et les produits laitiers peuvent provoquer une anaphylaxie.
Par contre, les pollens en sont rarement à l'origine.

Parmi les symptômes d'anaphylaxie, on retrouve :

  • des démangeaisons ou des sensations de brûlure intenses ; 
  • une toux ou des éternuements ; 
  • des bouffées de chaleur, une rougeur de la peau ; 
  • des larmoiements ; 
  • de l'urticaire ; 
  • une sensation de compression thoracique ou une difficulté respiratoire ; 
  • une respiration sifflante ; 
  • une enflure de la langue ; 
  • des nausées ou des vomissements ; 
  • une accélération du pouls ou un pouls faible ; 
  • une chute de la pression artérielle ou une pression artérielle basse ; 
  • un choc ; 
  • des étourdissements ou un évanouissement.


Si vous pensez avoir déjà subi une réaction anaphylactique, vous devriez consulter un allergologue, c'est-à-dire un spécialiste en allergie.
Ce médecin évaluera vos symptômes et vous posera des questions sur votre exposition et vos réactions à diverses substances allergènes.

Cela lui permettra de déterminer si vous avez effectivement subi une réaction anaphylactique et, le cas échéant, de déterminer ce qui l'a déclenchée. Les tests d'allergie peuvent également faire partie de l'évaluation.

Bien que l'anaphylaxie soit rare, il s'agit d'un phénomène grave qui peut être mortel. Chaque année, 1 personne sur 2,5 millions meurt d'un choc anaphylactique.

Épinéphrine


L'épinéphrine (adrénaline) est le médicament utilisé le plus souvent pour traiter l'anaphylaxie.
Si vous courez un tel risque, votre médecin ou le spécialiste vous recommandera de garder sur vous une trousse d'épinéphrine, munie d'une dose auto-injectable que l'on peut s'administrer soi-même immédiatement après le déclenchement de la réaction en attendant les soins médicaux.

Un suivi médical s'impose dès que possible. Vous pouvez aussi porter un bracelet MedicAlert qui mentionne ce problème et indiquer à votre famille et à votre entourage comment vous administrer l'épinéphrine dans le cas d'une réaction où vous seriez incapable de vous l'administrer vous-même.

Détecteur de symptômes


La cause des reniflements n'est pas toujours facile à trouver. Déterminez s'il s'agit d'un rhume, d'une grippe ou d'une réaction allergique à l'aide des indices de Puffs.


Rhume


  • Il est transmis par le contact.
  •  Il s'attrape lorsqu'on entre en contact avec des personnes ou des objets infectés.
  •  Il peut se manifester progressivement, deux ou trois jours après l'infection.
  •  Il commence généralement par un mal de gorge, suivi d'éternuements et d'un écoulement nasal.
  •  Il peut provoquer des sécrétions nasales jaunâtres ou verdâtres, une congestion nasale ou une fièvre légèrement élevée.
  •  Une toux sèche, de la fatigue et une certaine faiblesse physique sont des symptômes courants.
  •  Les symptômes durent généralement de deux jours à une semaine.


Grippe


  • Elle se transmet dans l'air.
  •  Il suffit d'être dans une pièce en présence de germes. Un mal de tête, une toux sèche et des frissons signalent souvent l'apparition soudaine d'une grippe.
  • On peut ressentir des douleurs musculaires, souvent dans les jambes et dans le dos, ou souffrir d'une forte fièvre.
  •  On peut ressentir une fatigue extrême, l'impression d'être « assommé ».
  •  Des symptômes respiratoires, comme la congestion nasale et le mal de gorge, sont fréquents.


Allergies


  • Symptômes : écoulement nasal avec sécrétions aqueuses et claires ; éternuements ; congestion ; respiration sifflante ; nez, gorge et yeux qui piquent.
  •  Premiers signes : les symptômes apparaissent presque immédiatement après l'exposition aux allergènes. S'il s'agit d'allergies saisonnières, les symptômes se manifestent à la même période chaque année. S'il s'agit d'allergies apériodiques, les symptômes sont présents toute l'année.
  •  Durée : les symptômes durent aussi longtemps que l'exposition à l'allergène.






L'Amygdalite (mal de gorge)

L'Amygdalite (ou le mal de gorge) : Description

L'amygdalite est une infection des amygdales qui provoque de l'inflammation.
Elle est plus fréquente chez les enfants de 3 à 7 ans, dont les amygdales sont plus grosses que chez les adultes et les enfants plus âgés.

Les amygdales sont composées de tissu lymphatique, et leur rôle est de produire des anticorps qui luttent contre les infections. Ironiquement, ces tissus sont eux-mêmes très sujets aux infections.
L'amygdalite peut être provoquée par une infection virale ou bactérienne.

La majorité des cas d'amygdalite ne sont pas signalés aux médecins. On estime toutefois que les amygdalites sont à l'origine de 15 % de toutes les visites chez les médecins de famille.

L'amygdalectomie (l'ablation des amygdales) a toujours été l'intervention chirurgicale la plus fréquente chez les enfants, mais elle est considérée aujourd'hui comme une mesure de dernier recours.

L'Amygdalite (mal de gorge)

Causes


On recense trois causes principales d'amygdalite :

Les streptocoques du groupe A : ces bactéries courantes infectent la gorge d'une personne sur 5, y compris les adultes.
De nombreuses personnes ne présentent aucun symptôme, mais peuvent tout de même transmettre les bactéries. Les streptocoques du groupe A peuvent également provoquer l'angine streptococcique.
Elles peuvent également, dans certaines circonstances, provoquer une maladie plus grave comme la fièvre rhumatismale.

Divers virus respiratoires : les virus du rhume et de la grippe, plus particulièrement, expliquent la majorité du reste des cas d'amygdalite.
Ces infections sont parfois plus légères que les infections bactériennes, mais il est souvent difficile de faire la distinction entre les infections virales et bactériennes.

La mononucléose infectieuse : provoquée par le virus Epstein-Barr, elle peut également produire des symptômes d'amygdalite, en particulier chez les enfants.

Symptômes et Complications


Les principaux symptômes de l'amygdalite sont des maux de gorge, mais comme la gorge et les oreilles partagent les mêmes nerfs, la douleur s'étend souvent aux oreilles.
Elle est généralement plus intense lors de la déglutition. Les très jeunes enfants peuvent ne pas se plaindre de maux de gorge, mais refuser tout simplement de manger.

 Les autres symptômes sont les suivants :

  • une fièvre;
  • un malaise généralisé;
  • des maux de tête;
  • des vomissements.


Toutes les formes d'amygdalite disparaissent d'elles-mêmes si elles ne sont pas traitées.
La guérison nécessite quelques jours en cas d'amygdalite bactérienne ou virale normale, mais peut exiger des semaines si la mononucléose est la cause de la maladie.

Le médecin prescrit souvent des antibiotiques contre les amygdalites à cause des complications possibles de la forme bactérienne de cette infection.

La fièvre rhumatismale, l'une des complications de l'infection bactérienne, était fréquente jusqu'à ce que les médecins commencent à traiter l'amygdalite bactérienne à l'aide d'antibiotiques.
Le streptocoque du Groupe A peut se propager dans le corps et infecter des organes vitaux, le cœur en particulier. Une lésion permanente peut en résulter, provoquant une maladie cardiaque quelques années plus tard.

Cette affection est maintenant extrêmement rare au Canada (quelques cas par années), bien qu'elle représente toujours un problème important dans certains pays.

Une autre complication possible de l'amygdalite bactérienne est un abcès périamygdalien (ou phlegmons).
Ce trouble apparaît lorsqu'une masse de bactéries se trouve enfermée par la croissance de nouveaux tissus. L'abcès n'est pas dans l'amygdale elle-même, mais est situé sur un côté.

Contrairement à une amygdalite simple, ces abcès tendent à n'affecter qu'un seul côté de la gorge, et la personne atteinte incline souvent la tête sur le côté afin de réduire les douleurs.
Les phlegmons touchent environ une personne sur 3 000 chaque année et sont plus susceptibles d'apparaître chez les jeunes adultes souffrant d'une amygdalite.

Diagnostic


En cas d'amygdalite, si le patient ouvre la bouche et dit « aaah » , on peut apercevoir les amygdales au fond de la gorge, qui sont alors nettement rougies et enflammées.

Les divers agents infectieux provoquent généralement des types différents d'inflammation.
Le virus Epstein-Barr, par exemple, entraîne souvent la présence de petites taches rouges sur le palais mou, en raison d'hémorragies internes miniatures.

Les bactéries peuvent laisser sur les amygdales elles-mêmes une mince membrane blanche qui se détache facilement.

Aucun de ces symptômes n'est cependant suffisamment fiable pour permettre de diagnostiquer l'agent infectieux en fonction de l'apparence seulement, et un prélèvement doit donc être réalisé dans la gorge.

Ces prélèvements étaient auparavant cultivés afin de permettre l'identification des bactéries, mais des tests rapides sur frottis peuvent aujourd'hui donner les résultats en quelques minutes ou quelques heures.

La présence de streptocoques du groupe A sur les amygdales ne prouve pas que ces agents sont à l'origine de l'inflammation, étant donné qu'un grand nombre de gens sont porteurs sans présenter d'effets néfastes.
Le patient pourrait être porteur de streptocoques et présenter une amygdalite provoquée par des virus du rhume non décelés.

Des tests sanguins sont habituellement nécessaires au diagnostic de la mononucléose infectieuse.

Traitement et Prévention


Si vous faites une amygdalite, vous devez vous reposer et bien vous hydrater. Vous pouvez prendre de l'acétaminophène ou de l'ibuprofène pour soulager vos symptômes, mais les enfants doivent éviter l'AAS (acide acétylsalicylique) lorsqu'ils ont une infection virale, car son administration pendant une maladie virale chez les enfants peut mener au syndrome de Reye, une maladie très dangereuse qui affecte plusieurs organes, en particulier le cerveau et le foie.

Lorsque des bactéries causent l'infection, votre médecin vous prescrira un antibiotique.
La plupart des médecins ne prescrivent pas d'antibiotiques avant que des tests ne confirment que la maladie est causée par une bactérie.

Toutefois, les personnes possédant 3 des 4 caractéristiques suivantes sont habituellement traitées avec des antibiotiques d'emblée (avant de connaître le résultat des cultures) : la présence de fièvre, un écoulement provenant des amygdales, l'absence de toux et une sensibilité aux ganglions lymphatiques.

Peu d'enfants contractent des infections chroniques ou récidivantes. Lorsqu'un enfant contracte une amygdalite récidivante, il se peut qu'on teste les membres de sa famille pour déterminer s'ils sont des porteurs asymptomatiques du streptocoque du groupe A. Si oui, il se peut qu'on leur donne des antibiotiques pour s'assurer qu'aucun membre de la famille ne transmette la bactérie à l'enfant.

Si les enfants ne répondent pas aux antibiotiques, l'amygdalectomie peut s'avérer nécessaire.

Les abcès périamygdaliens (ou phlegmons) sont généralement traités en drainant l'abcès et en administrant des antibiotiques. Parfois, l'amygdalectomie est nécessaire au traitement du phlegmon.




C'est quoi un aphte ?

Qu'est ce qu'un aphte

Un aphte est un ulcère superficiel douloureux de la muqueuse buccale (aphte dans la bouche ou aphte dans la langue) ou d'un autre organe, il est parfois bipolaire (oro-génital).

Au niveau de la muqueuse buccale (aphte - bouche), un aphte se forme la plupart du temps sur l'intérieur des lèvres et des joues, la langue, le palais, les gencives ou la gorge.

Lorsque les aphtes reviennent périodiquement, ce sont des aphtes récidivants ou stomatite aphteuse récidivante.

Les stomatites aphteuses ou aphtoses sont généralement classées selon trois formes : aphtose mineure (75-85 % des cas), aphtose majeure (10-15 % des cas), aphtose herpétiforme (5-10 % des cas).

Les aphtes apparaissent le plus souvent chez un sujet sain, de façon isolée, précédés généralement d’une sensation de cuisson, et guérissent spontanément. Ces aphtes sont caractérisés par une forme arrondie ou ovale sur un fond jaune cerné d’un halo rouge inflammatoire, non indurés. Les aphtes peuvent être de très petite taille (aphtes miliaires) ou géants (aphtes nécrotiques de Sutton).

Les aphtes touchent toutes les populations. De nombreuses études épidémiologiques montrent que la maladie d'aphte montre des différences de prévalences importantes.

aphte au niveau de levre

En moyenne, on considère qu'entre 15 % et 30 % des populations sont touchées par un aphte. Les femmes sont plus touchées d'aphte que les hommes et ont une fréquence d'apparition des crises d'aphte plus élevées.

Les aphtes touchent surtout les personnes de moins de 45 ans avec un pic de fréquence d'aphtes pour la tranche 16-25 ans.


Les aphtes sont des lésions fréquentes à l'étiologie inconnue. On ignore à ce jour si les aphtes sont le symptôme d'une seule ou de plusieurs affections. Il est probable qu'il y ait des facteurs génétiques à l'origine des aphtes.

La survenue d'aphte peut être liée à des facteurs nutritionnels, psychologiques (spécialement le stress, la fatigue accumulée) ou hygiéniques (lavage des dents négligé, vaisselle mal nettoyée...). Notamment, la consommation de tomate cuite, de noix, de noisettes, d'amandes, de gruyère, d'emmental, de bananes, d'agrumes et fruits acides (kiwi, ananas...), de chocolat, et de tous les aliments allergènes favorise l'apparition d'aphte.

L'utilisation prolongée d'antiseptiques locaux, comme les pastilles pour la gorge ou, d'un dentifrice contenant du laurylsulfate de sodium peut aussi provoquer chez certaines personnes l'apparition d'aphtes.

Lorsque les aphtes buccaux ne sont pas isolés et sont accompagnés d'autres symptômes, on peut se retrouver dans le cadre d'une maladie de Behçet ou de maladies inflammatoires de l'intestin comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn.

La guérison de l'aphte est spontanée en 8 à 10 jours dans des conditions d'hygiène normale, ou si l'aphte est traité par des antiseptiques locaux.

Si un aphte n'a pas disparu deux semaines après son apparition ou si d'autres sont apparus entre-temps, la consultation d'un praticien est fortement conseillée.


Les contextes d'apparitions des lésions ressemblant à des aphtes se produisent :

  • À la suite de proliférations de bactéries dans la bouche (exemple : doigts sales dans la bouche etc.) pouvant causer des angines 
  • Après avoir ingéré certains composants (le plus souvent artificiels) ajoutés aux denrées alimentaires (exemple : conservateurs etc) 
  • En cas de stress 
  • En cas de fièvre 
  • En cas d'allergie à certains éléments (ex : noix, amandes, fromage à pâte dure, etc.) 
  • À la suite de changements hormonaux 
  • Aliments chauds
  • En cas de carence de vitamine B12 
  • En cas de carence de fer 
  • En cas de carence d'acide folique 
  • En cas de prises de certains médicaments contre l'angine 
  • En cas de morsure accidentelle
  • En cas d'inflammation du système digestif 
  • En cas de certaines infections virales comme la mononucléose infectieuse, le papillomavirus, le VIH, la varicelle et le zona 
  • Certaines infections bactériennes 
  • Certaines mycoses 
  • Certains cancers comme le lymphome ou la leucémie 
  • Certains déficits vitaminiques
  • À la suite de traumatismes locaux comme lors du contact de la muqueuse avec un dentier 
  • La radiothérapie de l'extrémité céphalique dont le faisceau passe par la cavité buccale : mucite radique 
  • À la suite de la prise de certains médicaments tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antibiotiques, l’acide benzoique (E210), les antivitamines K, le méprobamate
  • Les chimiothérapies cytotoxiques cytostatiques qui entrainent des mucites (atteintes) muqueuses.
Prévention Santé : aphte, glossites, amygdalite, mal de gorge, angines, toux, bronchite, verrue..
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